Être dans la police est un privilège

Par: Annie-Ève Collin

Être dans la police est un privilège et non pas un droit. Ce privilège s’acquiert au prix de beaucoup de travail, mais aussi de divers sacrifices. Les policiers mettent leur sécurité en danger. La plupart d’entre eux doivent porter un uniforme durant la majeure partie de leur vie active. Ils ne peuvent pas s’impliquer en politique, ni participer à des manifestations. Si quelqu’un tient absolument à s’impliquer en politique, alors la carrière de policier n’est pas pour lui.

 

Si quelqu’un souhaite devenir policier, mais que par ailleurs, il aime dire tout ce qu’il pense comme il le veut, eh bien il a un choix à faire. C’est un droit, de dire tout ce qu’on pense. Un droit auquel on renonce en partie quand on accepte le privilège d’être dans la police. Les policiers ont le droit d’avoir des opinions, mais comparativement aux civils, ils sont limités dans l’expression de celles-ci.

 

Si quelqu’un souhaite entrer dans la police, mais aime bien se démarquer par son habillement, eh bien il a un choix à faire. Si on tient mordicus à son look hors de l’ordinaire, eh bien on ne peut pas devenir policier.

 

Finalement, il y a des degrés et des façons différentes de pratiquer une religion. Si on adopte une pratique qui a cours 24 heures sur 24, eh bien encore là, on a un choix à faire. Porter un signe religieux est une pratique. Les policiers ont droit à leurs croyances religieuses, bien entendu. Cependant, ils n’ont pas à pratiquer leur religion quand ils sont dans l’exercice de leurs fonctions.

 

Encore une fois, être dans la police est un privilège, et c’est aussi une lourde responsabilité. La police n’a pas à accommoder les divers modes de vie que peuvent adopter les citoyens sous prétexte d’être inclusive. C’est à ceux qui désirent avoir le privilège de faire partie de la police de faire les sacrifices qu’il faut pour cela. La police n’est déjà pas un milieu inclusif, et elle ne doit pas l’être : être policier, ce n’est pas pour tout le monde.